Les intolérances alimentaires : Comment les reconnaître ?

Les intolérances alimentaires touchent de plus en plus de personnes. Selon l'Inserm, la prévalence des allergies et intolérances alimentaires en France est estimée à 5 % chez l'enfant et 2 % chez l'adulte. Bien que ces deux réactions de l'organisme aient presque les mêmes symptômes, l'intolérance alimentaire est différente de l'allergie que provoque un aliment. Comme celle-ci, une intolérance alimentaire implique cependant l'élimination de certains aliments dans l'alimentation des personnes infectées. Stelior explique tout ce qu'il faut savoir sur la malabsorption intestinale, ses causes, ses symptômes et son traitement.

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Intolérances alimentaires : définition

L'intolérance alimentaire est une réaction irritative du système digestif causée par les composés chimiques que contiennent certains aliments. En général, ces réactions se produisent spécifiquement au niveau de l'intestin. Certaines malabsorptions intestinales comme celle liée au lactose ou au gluten s'expliquent par l'absence des enzymes digestives normalement présentes dans l'intestin. On retrouve cependant des cas d'intolérances occasionnelles. Cette réaction peut être due à une irritation temporaire. C'est souvent le cas de l'intolérance au lactose durant les épisodes de diarrhée aiguë.

Intolérance alimentaire : explication plus pratique

 

La décomposition des aliments commence dès qu'ils sont insérés dans la bouche et au fur et à mesure qu'ils avancent dans le système digestif. C'est possible grâce à la mastication, la salive, les sucs gastriques et les sucs digestifs. À la fin de ce processus, les aliments sont réduits en de petits morceaux de glucides, de lipides et de protéines. Cette étape est indispensable pour qu'ils soient assimilables et puissent traverser la paroi digestive. Ces morceaux peuvent ainsi aller dans le sang pour servir de nutriments pour les muscles et les organes.

Malheureusement, dans certains cas, la paroi digestive peut être abîmée. Dans d'autres cas, ce sont les enzymes de la sphère digestive qui ne sont pas assez nombreuses ou variées pour morceler à la bonne taille les macronutriments. Conséquence, de gros morceaux traversent la paroi digestive et déclenchent des réactions irritatives, sources des intolérances alimentaires. Dans les cas les plus graves, certains morceaux de ces macronutriments restent et endommagent davantage la paroi digestive.

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Différence entre intolérance et allergie alimentaire

 

Bien qu'elles soient vraiment différentes, l'intolérance alimentaire et l'allergie sont très souvent confondues. Contrairement à l'intolérance alimentaire qui est une réaction du système digestif, l'allergie est une réaction du système immunitaire. Cette réaction est causée par un allergène (protéine) qui est présent dans un aliment. Elle provoque la formation immunoglobuline de type E (anticorps de type IgE) qui occasionnera la libération d'histamine ou d'autres substances. C'est cela qui est responsable des principales manifestations de l'allergie. Une réaction allergique est souvent immédiate et ne dure pas longtemps. Les cas les plus fréquents sont les allergies aux noix et aux arachides.

En cas de malabsorption intestinale, la réaction peut arriver après trente minutes et jusqu'à deux heures après le repas. En cas d'hyperperméabilité intestinale, la réaction peut être progressive.

Intolérances alimentaires : premiers signes et symptômes

 

En général, les symptômes de malabsorption intestinale varient en fonction de l'âge du patient.

Manifestations chez le nourrisson et l'enfant

 

Lorsqu'on est parent, il peut s'avérer difficile d'identifier les symptômes d'une malabsorption intestinale. Certaines se déclenchent très tôt chez le bébé tandis que d'autres peuvent se manifester à n'importe quel moment. Pour cela, il est important de prêter attention aux signes cliniques et de consulter rapidement pour un meilleur suivi. Cela permet d'éviter les complications. Voici quelques manifestations de ces malabsorptions intestinales chez le nourrisson :

  • maux de ventre et coliques,

  • diarrhées et selles glaireuses,

  • vomissements,

  • régurgitations,

  • agressivité et irritabilité,

  • fléchissement de la courbe de poids,

  • pleurs fréquents pendant le sommeil.

 

La diarrhée est l'un des symptômes les plus fréquents d'une malabsorption intestinale. Ce signe est le plus souvent accompagné de maux de ventre. Ces manifestations peuvent être associées à plusieurs autres maladies intestinales. C'est pourquoi il est important de faire attention aux circonstances dans lesquelles l'enfant a une réaction de type irritatif. En cas de malabsorption du lactose par exemple, il peut arriver que les selles du nourrisson contiennent du sang.

Les vomissements chez l'enfant peuvent être attribués à une gastroentérite. Si cela se répète à chaque fois que l'enfant consomme certains repas, il ne faut pas cependant écarter l'hypothèse d'une malabsorption intestinale d'un composant de la nourriture. Chez les nourrissons, les vomissements peuvent se manifester une heure après le repas. Pour avoir le cœur net, l'idéal est de noter dans un carnet la fréquence du vomissement et le repas consommé avant qu'il ait régurgité ou vomit.

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Après avoir consommé des produits contenant des substances auxquelles ils sont intolérants, certains enfants peuvent changer de comportement. Il est donc essentiel de consulter un médecin si l'on remarque une agressivité ou une irritabilité inhabituelle chez l'enfant après le goûter ou le repas.

Intolérance alimentaire : les symptômes chez l'adulte

 

Comme chez les enfants, les signes cliniques peuvent varier d'un organisme à un autre. En général, lorsqu'une personne est intolérante à un aliment, cela se manifeste dès son jeune âge. Pour une raison ou une autre, ces réactions peuvent toutefois se manifester à n'importe quel moment de la vie d'une personne. Un adulte ou un senior sujet à ce mal peut ainsi avoir les symptômes suivants :

  • maux de ventre,

  • nausées et remontées acides,

  • flatulences,

  • douleurs articulaires,

  • fatigue générale.

 

La malabsorption intestinale peut également provoquer chez certaines personnes des maux de tête. Cela est dû à l'inflammation de l'organisme provoquée par la réaction d'intolérance. Comme pour tous les autres symptômes, il est primordial de prêter attention au moment où se manifeste la migraine.

Les principales sources d'intolérances alimentaires

 

De nombreux aliments peuvent être à l'origine d'une malabsorption intestinale. Les cas les plus fréquents sont le plus souvent dus au gluten et à la protéine dans le lait. D'autres réactions sont provoquées par le glutamate, l'histamine ou la tyramine que l'on retrouve dans les framboises, le vin rouge, la bière ou les levures.

Le gluten

 

Le gluten regroupe l'ensemble des protéines que l'on retrouve dans certaines céréales telles que le blé, l'orge, le kamut, le triticale, le seigle, l'épeautre (grand et petit) et dans une moindre mesure de l'avoine. Tous les produits (pain, pâtisserie…) à base de ces céréales peuvent ainsi causer un problème chez une personne qui est victime d'une malabsorption intestinale.

L'intolérance au gluten est à l'origine de la maladie cœliaque. Cette maladie chronique intestinale auto-immune peut avoir de graves conséquences sur la santé. C'est une malabsorption alimentaire précisément au niveau de l'intestin grêle. Elle se manifeste chez les enfants notamment au moment où il commence par prendre des produits contenant le blé et d'autres céréales. Elle se manifeste par la fatigue, les selles molles, les diarrhées… Si elle n'est pas vite diagnostiquée et prise en charge, les parois intestinales peuvent s'atrophier. Cela entraîne la mauvaise absorption de nutriments. À long terme, elle peut provoquer une carence nutritionnelle chez l'enfant (garçon ou fille), voire une perte de poids.

La prévalence de la maladie cœliaque est parfois sous-estimée. Son diagnostic est délicat, car ses symptômes sont propres à d'autres maladies. En France par exemple, selon l'Association française des intolérants au gluten (AFDIAG), cette maladie touche environ une personne sur cent. En d'autres termes, 600 000 Français souffriraient de la maladie cœliaque. Seuls environ 60 000 patients sont cependant conscients qu'ils ont un organisme qui ne tolère pas le gluten.

La caséine

 

Cette protéine est présente à près de 75 à 80 % dans le lait. On la retrouve dans le lait des mammifères (vache, brebis, chèvre), mais également dans celui de la femme. Il existe toutefois une différence entre la protéine qui provient du lait de vache et celle que contient le lait maternel. C'est pourquoi un enfant pourrait être intolérant au lait de vache et peut bien prendre le lait maternel sans problème. Cette protéine contenue dans le lait de vache est très proche de celle du lait de chèvre et de brebis.

On retrouve également la caséine dans la viande du bœuf ou du veau. Elle entre également dans la composition de nombreux produits comme les yaourts, le chocolat, les biscuits, les sauces, les charcuteries industrielles et les pâtisseries.

 

La réaction allergique ou d'intolérance à la protéine contenue dans le lait de vache touche environ 7,5 % des enfants. Elle représente la quatrième réaction alimentaire chez l'enfant après l'arachide, le poisson et l'œuf.

Intolérances alimentaires

Les liens entre intolérances alimentaires et pathologies

 

En dehors de la maladie cœliaque liée au gluten, la malabsorption intestinale peut favoriser l'apparition de plusieurs pathologies chez le malade. Elle peut donc entraîner la migraine, la sphère ORL, l'asthme allergique et la surcharge pondérale.

Les troubles digestifs

 

Ces pathologies sont considérées comme les premiers signes cliniques d'une malabsorption intestinale. Le plus souvent bénignes, elles peuvent très rapidement induire à un état intestinal inflammatoire chronique. Elles se manifestent souvent par des ballonnements, de la constipation, de l'inconfort digestif…

Le syndrome du côlon irritable

 

En France, cette pathologie touche environ 25 % de la population. On la retrouve sur plusieurs autres noms : colopathie spasmodique, colite spasmodique ou colopathie fonctionnelle. Le syndrome du côlon irritable (SCI) représente environ 50 % des motifs de consultation chez un gastro-entérologue. Il cause beaucoup de stress et d'inconfort chez certains et peut empêcher d'autres de travailler ou de voyager sur une courte distance.

Lors d'une étude, il a été démontré que certains aliments pouvaient être des facteurs potentiels qui ont des manifestations chez un sous-ensemble de patients atteints du syndrome du côlon irritable. Il s'agit notamment des produits laitiers, des produits à base de blé (gluten) et des aliments qui contiennent du fructose. En dehors de ces produits, d'autres groupes de denrées peuvent également déclencher des signes cliniques semblables à ceux du SCI. Les estimations qui concernent l'impact de l'absorption de ces denrées varient selon les différentes études réalisées. Si l'on prend en compte l'ensemble des études réalisées, on peut toutefois conclure que le lait, les œufs et le blé sont des produits identifiés le plus souvent comme étant problématiques.

Les maladies cutanées

 

La peau et les intestins sont fortement innervés. Ils subissent donc les chocs émotionnels pratiquement de manière synergique. Les maladies cutanées sont souvent accompagnées d'une diarrhée et de constipation. Les démangeaisons, les inflammations du cuir chevelu, les boutons et les dermatoses (psoriasis, eczéma), les fragilités capillaires et les couperoses sont également liés à la malabsorption intestinale.

Traitement via la nutrition sans gluten et sans caséine

 

Jusqu'à ce jour, il n'existe aucune prise en charge pour éradiquer définitivement la malabsorption intestinale. Toutefois, la nutrition sans gluten et sans la protéine contenue dans le lait est cependant un excellent moyen pour vaincre ce mal.

L'association Stelior, un pilier de lutte contre les intolérances alimentaires

 

Née depuis plus de 25 ans, l'association Stelior basée en Suisse est portée par un comité scientifique qui regroupe des spécialistes internationaux. Cette association mène plusieurs études et recherches pour trouver des solutions aux différents troubles de métabolisme :

  • intolérance au gluten et à la caséine,

  • l'hyperactivité,

  • l'autisme,

  • l'épilepsie,

  • la fibromyalgie,

  • les intoxications aux métaux toxiques.

 

L'association Stelior offre la possibilité aux patients d'avoir un choix d'analyse sur ces différentes perturbations du fonctionnement de l'organisme à moindre coût. Elle met également à disposition des parents et de toute autre personne toutes les informations pour mieux comprendre les analyses et leurs interprétations. Elle apporte un maximum d'informations sur les différentes possibilités de changement de régime alimentaire.

L'efficacité du régime sans gluten et sans caséine

 

L'une des meilleures solutions pour vaincre ce mal est d'adopter une alimentation sans les protéines responsables de ces réactions. Dans ces régimes, les denrées qui contiennent ces substances sont complètement éliminées, car même en quantité réduite, elles peuvent encore provoquer d'autres manifestations. L'avantage de ce régime est qu'il permet aux patients de retrouver la santé très tôt. Dans le cas d'une complication liée à une malabsorption du gluten, l'idéal est d'adopter rapidement un régime sans gluten.

De nombreuses expériences cliniques ont prouvé l'efficacité du régime sans les protéines présentes dans les céréales et le lait dans l'amélioration des maladies auto-immunes et inflammatoires, des douleurs articulaires, la dépression et la fatigue.

Ce régime, un peu contraignant, est sans danger et très peu onéreux. Son efficacité est prouvée entre un et six mois. Il est donc raisonnable de suivre le régime sur plusieurs mois pour aboutir au résultat escompté. Dans le cas d'un régime sans gluten, les résultats peuvent apparaître au bout d'une à deux semaines. (sources)